Le dernier hussard

Il est arrivé en retard, la mise en pli fracassée, le cheveux ahurissant. Il m’expliqua qu’il n’avait pas déjeuné depuis dix ans et dîné tous les jours au moins deux fois. Il sentait l’eau de Cologne et la tabagie de province, les fruits secs, le cuir ciré des Barbour. C’était un homme d’autrefois, amical mais difficile, généreux mais grave, sec, énorme dans l’amour et considérable dans la colère. Plus personne ne lui ressemblait depuis la mort de Kléber Haedens. Certaines personnes sont trop géantes pour tenir sur une page Facebook.

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Guillaume Sire
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