Enfermé

Gaston l’autre matin n’a pas voulu voir le jour, enfermé à double tour à l’institut d’imagerie médicale. La police dans la rue l’appelait à la loi et l’ordre des politiques d’urbanisation… Les radiographies étaient placardées sur les panneaux lumineux comme des fantômes en noir et blanc, des poissons-chats entre deux eaux. Gaston chantait, ou tout du moins il avait l’impression de chanter, et il ne savait pas s’il chantait à l’intérieur de lui-même ou s’il criait en dehors, extérieurement à la vie ; et il ne savait pas non plus si les images bougeaient parce qu’il n’avait plus sa raison ou si c’était au contraire pour lui donner raison qu’elles bougeaient.

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Guillaume Sire
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