Le poème déserté

Le poème se présente bien oui et non. Il est derrière. Et derrière comme un peuple dont l’étendard je le crains ne devrait pas tenir le coup. Son tambour, dit-on, est crevé. Le capitaine en a soupé des hirondelles et des buissons ; le voilà le capitaine comptable, obséquieux, imaginatif, bavard, athée, gourmand et citadin. Le poème tient, il n’y a pas de raison, et s’il tient il tiendra. Certains navires sans équipage tiennent des années ; la légende les concernant les aura empêchés de couler.

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Guillaume Sire
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