L’agrafe

D’où l’agrafe est sortie
Nous n’aurons plus, hélas, la lumière d’Espagne
Ni l’antienne d’Afrique ni les pigeons de Chine
Nous n’aurons plus pour nous laver le bain empoisonné de Rome
Pas plus que nous n’aurons pour le repas cette fleur de Carthage, douce et rouge, que nos ancêtres…
Nous n’aurons plus la boue mêlée à la neige,
Ou l’azur de Russie,
Ni le vinaigre turc,
Le miel de Palestine ;
Mais qu’aurons-nous encore ?
L’agrafe.
Nous aurons l’agrafe…
Car la Croix est perdue mais les clous sont restés.

About Guillaume Sire

Guillaume Sire
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