Jeûne

Dans l’horreur fascinée au mitan des symboles
Dans l’enfer à peu près
A la glace rompue des hémistiches
J’ai moins connu l’étoile que le sein rond et froid de ce qui est parfait
Auquel j’ai bu l’espoir d’un frère aperçu sous la griffe d’un aulne
Ou d’un autre ou d’un mot ou d’un dieu défaillant
Moins l’infiniment singulier qu’une singulière infinité
Et j’étais tout parce que précisément j’avais tout refusé
Comprenant cette secrète nécessité qui du point de vue de l’être voudrait que nous nous transformions en cela même auquel nous avons renoncé
Je suis ce que je donne
Sous le couvercle de la tombe j’ai ce que j’ai donné
Ma tristesse hélas oh et des silences faux et mes enfants leurs joies irregardables
Calice cœur sacré demi-jour Seigneur pont défait
Que n’ai-je en mon sang entré un peu du Tien
Et toi mon cœur toi mauvais sang vin mauvais
Que n’as-tu tes battements configurés à l’intérieur des Siens
Qu’ai-je sauvé enfin qui était mort
Quand l’ombre sous le fer l’ombre rouge la vision rougeoyante
L’ombre inamovible cette ombre-là
A souhaité dévorer la proie

About Guillaume Sire

Guillaume Sire
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