Une maison de fer

Les fenêtres quand on les trouve s’ouvrent comme des couteaux
Le ciel est découpé en mottes de beurre dorées
Les rideaux font au soleil de longs cheveux de femme
C’est invivable cet endroit secret
Les meubles par en-dedans y ont des angles instrumentaux
La porte sur ses gonds produit des grincements idiots
C’est une maison de fer ma vie — et c’était donc ma vie !
Pitié mes enfants ne m’enterrez pas
Et si vous m’enterrez trouvez cet endroit près de l’eau
Où mes poèmes depuis le Ciel comme avec une paille
Auront de quoi respirer un peu de l’azur ici-bas

About Guillaume Sire

Guillaume Sire
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