Matthieu, chapitre 7

Le jugement (la “lecture” disait Simone Weil) est inversement proportionnel à la charité. La charité ouvre un pont, par soi, de Dieu à l’Autre. Le jugement dresse un mur. Quand je juge, je deviens un mur… Je ne laisse pas passer l’Amour. Il se prend les pieds sur la poutre, il trébuche, il se blesse.

Il faut demander, demander sans cesse… Comme les habitants de Ninive. Il faut implorer, tirer sur la robe, se battre avec l’ange. Demander, c’est sentir qu’on ne subsistera pas seul… C’est s’ouvrir au manque, au besoin du Père. Il nous manque. Nous avons besoin de lui. Aussi, reconnaissant, nous demandons.

Un arbre se reconnaît à ses fruits. Pour savoir si une personne est bonne, voyez ses enfants. S’ils sont malheureux, la personne est méchante. Elle peut avoir réussi dans son métier, et construit quelque chose de très beau, de très grand, mais si ses enfants sont malheureux, alors ce métier n’était qu’une fonction, pas une tâche véritable, et cette chose, bientôt, s’écroulera…

Jugez vous même. Voyez ce qu’a fait la modernité, la technologie, Luther, l’Islam… On reconnaît un arbre à ses fruits.

Les faux chrétiens sont ceux qui au nom du Père chassent les petits des églises, parce qu’ils ne font pas les bons gestes… Ou bien ceux qui au nom du Père abusent des plus faibles. Ceux qui au nom du principe, appuient la règle jusqu’au sang. Pharisiens de toutes sortes…

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Guillaume Sire
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