Odyssée, 11, 119-137

“Mais quand tu auras tué les prétendants dans ta maison,
par la ruse ou à découvert, avec le bronze aigu,
alors tu dois partir, emportant avec toi une rame bien faite,
jusqu’à ce que tu arrives chez les hommes qui ne connaissent pas la mer
et qui ne mêlent pas de sel à la nourriture qu’ils mangent,
des gens qui ne connaissent pas les navires aux joues vermillonnées
ni les rames bien faites, qui sont les ailes des navires.
Je vais t’indiquer un signe facile à reconnaître et qui ne saurait t ‘échapper.
Ce sera le jour où un homme, sur ta route,
te dira que tu portes sur ta brillante épaule une mort-de-la-paille [i.e. une pelle à grains]
Alors, plante en terre ta rame bien faite,
sacrifie de belles victimes au seigneur Poséidon,
un bélier, un taureau, un verrat en état de saillir les truies,
puis retourne chez toi, offre de saintes hécatombes
à tous les dieux immortels qui habitent le vaste ciel,
dans l’ordre. Pour toi, la mort te viendra de la mer,
dans une parfaite torpeur, et elle t’abattra
quand tu seras affaibli par une opulente vieillesse, ayant autour de toi
un peuple bienheureux. Voilà ce qui pour toi s’accomplira sans faute.”

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Guillaume Sire
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