La mer ce n’est pas l’eau. D’ailleurs l’eau ne me manque pas. J’ai oublié sa caresse, je m’en fiche, je m’en fichais… L’eau ce n’est rien.

La mer c’est un mur blanc, brillant, irregardable, interminé.

La mer, c’est le sel. C’est la brûlure du sel.

Le sel m’a porté, emporté, affaibli, retenu prisonnier.

À Troie, on en mangeait, on en prenait par le nez, et on s’en fourrait dans les yeux et les oreilles, de sorte que les vautours, devant nos entrailles, hésitaient…

About Guillaume Sire

Guillaume Sire
This entry was posted in Ulysse et la pelle à grains. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s