Genèse, chapitre 14

C’est la même folie (c’est-à-dire la même éthique, et finalement le même amour) qui anime Abram dans le monde de l’Histoire, à travers la tempête politique — exactement le même amour que celui qui lui fera lever le couteau sur Isaac (voir à ce sujet les pages hallucinées de Kierkegaard dans Ou bien… ou bien).

Abram n’est pas un stratège. Il n’envahit pas. Non, il va sauver celui qu’il aime, et à qui il n’a jamais reproché de vouloir les terres les plus fertiles. Il sauve Loth, son neveu, son frère. Pour cela, il est prêt à tout perdre. Il accepte tout. Et il écoute, dans son coeur, le grelot de Dieu, le feu de l’Esprit, qui lui montre la Vérité au milieu du mensonge de l’Histoire, à travers les tentations du Politique.

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Guillaume Sire
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