Genèse chapitre 18

Les bords de la tente claquent comme des drapeaux. Un air monolithique, brûlant, s’abouche à la Terre. Les anges ont besoin que l’homme, par sa prière, par son calme, par sa disponibilité, les nourrisse. L’homme doit “restaurer leurs coeurs”, afin qu’ils puissent agir. Pas d’autorité ici, pas de niveaux ; seulement des créatures dissemblables, aimées infiniment, chacune libre et chacune adressée. L’ange porte le message. L’homme le reçoit. Il faut prier pour bien porter, et prier pour bien recevoir. S’ouvrir. Ouvrir sa tente. Servir son vin. S’écraser dans l’amour.

Puis Abraham prie pour sauver tous les hommes afin d’en sauver quelques uns. Si la brebis égarée mérite pour être sauvée que le troupeau soit mis en danger, alors pour la sauver il faudra sauver le troupeau. L’amour de Dieu écoute, et, miséricordieux, plie devant la prière de l’homme, dès lors que celui-ci aime les autres comme lui-même, et aime Dieu qui l’a créé et a créé les autres.

La prière n’est pas mendicité, mais prise de responsabilité. La prière n’est pas demande, mais réponse. Comme Noé a répondu devant Dieu des créatures qu’Adam avait nommées, Abraham répond devant Dieu des hommes de Sodome, et un jour le Fils de l’Homme répondra devant son Père de toute l’humanité.

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