Genèse, chapitre 30

Toute cette infertilité puis ces combines avec les servantes, ces tâtonnements dans la fertilité, y compris retrouvée, tous ces cycles dérangés par orgueil, par crainte, par jalousie, toute cette colère, toute cette envie parmi les soeurs — sont châtiments. Les chérubins barrant la route de l’arbre de vie, dont Adam et Eve autrefois goûtaient aux fruits sans entrave. A présent qu’ils ont goûté au fruit de l’arbre de la connaissance, il y a mystère, palissade, empêchement divin. La décision de la vie n’a jamais appartenu qu’à Dieu. Ah combien ce chapitre nous est contemporain ! Tous les autres le sont — la Genèse est médiatement contemporaine à chacun — mais celui-là l’est plus évidemment encore.

L’aubier du peuplier et du platane fait apparaître des tâches et des rayures sur les chevreaux nouveaux-nés. Les bêtes s’accouplent devant les baguettes. Jacob ne maîtrise pas la vie, mais Dieu l’aime et la maîtrise à travers lui.

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Guillaume Sire
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