Benjamin Fondane — La conscience malheureuse (1935)

Le poète assure à nos yeux le rôle de “télégraphe vivant” entre nous et le possible ; il ruisselle de solitude ; il pétille de transcendance ; il entretient en nous un malaise fécond ; il nous empêche de guérir humainement de nos plaies ; et s’il ne sait que se lamenter, il nous faut voir là la seule attitude qui nous reste possible devant le réel. Il n’est pas l’Arbre de Vie : il est soif de l’Arbre de Vie.

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Guillaume Sire
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