Ténèbres et nuée T’entourent

[Au crissement sur la glissière de la neige et du gel, à la brûlure du froid où la pierre est fendue…]

Ténèbres et nuée T’entourent, et pourtant ton trône est là, dans le sourire de Madame Courrège, à ses yeux attachés;

Dans le pain chaud et brun, quand on l’ouvre et qu’il fume, dans la zone, dans le matin;

Dans la main qui relève, dans celle qui nettoie,

Dans la courbe de l’aigle au-dessus des chasseurs, dans les litières de ronces où la bécasse a fui;

Dans la porte déchirée au pied-de-biche, rue Caraman;

Dans l’angoisse du libre-penseur, quand survient l’Hypothèse;

Et dans tout ce qui voit mais ne se touche pas, et dans tout ce qui touche mais ne s’attrape pas, et dans ce qui se tait et tout ce qui demeure

Où Ton ange,

À travers les ténèbres, m’a laissé regarder.

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Guillaume Sire
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