Le sac et la cendre

[Aux instruments des pauvres qui dans l’apocalypse seront les derniers à jouer. Aux contrebassines, aux planches, aux kazoos et aux jugs, aux banjos, aux dés, aux cuillers, pourquoi pas les waterphones…]

Ôter de soi les falbalas, la gloriole des adjectifs.

Épouiller le manteau de nos comparaisons : dans l’Être, point de niveau (point d’évaluation).

Gratter la peau: rendre les nerfs au sang, à l’âme, à l’anagogie des tuyaux.

Au cerveau (qui sinon succomberait au quadragésime) donner un consistoire de mors et de lentilles.

À la mémoire: un caveçon !

Enfiler pour de bon la tresse de sisal : fourrer son destin dans un sac.

Pour de bon s’ébrouer dans le fraisil et les lapilli : pisser du feu cosmique.

Espérer le pardon comme un chien le rata… Sauver Ninive une deuxième fois.

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Guillaume Sire
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