Du monde le sable est la surface, et, surface,
Il aplanit, indiffère, atténue, reçoit,
Et gratte tant qu’il peut les fibres qui dépassent
(On ne retrouve pas les enfants qui s’y noient).
Il couvre la terre de ses mauvaises graines.
Comme à la morsure du fer l’ombre du bois,
Il trouble l’eau mais ne s’y dilue pas. À l’aine,
Il taille une plaie y administrant ses noix.
Métaphore vivante où la forme du Temps
Est affolée, s’invente, et où la voix s’éteint
Qui est la voix de Dieu, morceaux de firmament,
Petites étoiles sèches, sans plan, sans teint,
Grains sans germes, semences sans semeur, signets
Sans signes, microscopiques, lourds, innombrables…
Tout est à réécrire où le sable est passé
Et a réimprimé sa face indéchiffrable.