Ce qu’il y a en moi de plus grand que moi,
Et dans le Ciel de plus grand que le ciel,
Ce qu’il y a en moi de plus fragile que moi,
Et dans le Ciel de plus inaltérable que le ciel,
Ce qu’il y a dans l’espace de plus petit et dans le temps de plus étendu,
Ce qu’il y a dans le temps de plus insaisissable et dans l’espace de plus omniprésent,
Ce qu’il y a dans le langage de moins bavard,
Ce qu’il y a d’éternel dans ce qui est infini,
Ce qu’il y a d’immortel dans ce qui est mortel,
Ce qu’il y a d’espérance au fond des pires détresses,
Ce qu’il y a de lumière sous les ténèbres les plus épaisses,
Ce qu’il y a de vrai dans les plus déchirantes contradictions,
Ce qui demeure dans ce qui passe,
Ce qui monte dans ce qu’on abaisse,
Ce qui avance dans ce qu’on retient,
Ce qu’on reçoit dans ce qu’on donne,
Ce qu’on gagne dans ce qu’on perd,
Ce qui parle quand on se tait,
Ce qui est simple, ce qui est pauvre, ce qui est retiré,
Ce qui EST où rien n’existe,
Ce qui unit, ce qui pardonne, ce qui appelle,
Ce qui est gratuit et nécessaire,
D’où provient toute vie et toute vérité,
Infiniment offert,
Nous l’avons trahi, flagellé, humilié, insulté, renié et cloué à une Croix.