Le pénitent

La voix rauque de l’écorce sous sa peau
Et des arbres sans nom à l’intérieur de sa pensée
Avait pris sous la faïence qui dans les cœurs est la texture du désir,
De sorte que la prière et le désespoir étaient exactement la même chose
Et qu’à l’ombre de la mémoire certaines roches liquides avaient creusé leur lit,
Solaires et iniques dans la course anéantie des années.
Le pénitent n’avait froid que s’il avait prié,
Et c’était là le vrai Amour et l’héritage d’Abraham :
Cette présence qui grandissait d’où l’âme était absente.

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Guillaume Sire
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