L’oiseau mort entre les mains de l’oiseleur

[1. À ceux qui servent à la fois le Grand Dieu Blanc sur son trône d’or, et l’infâme, le petit dieu misérable dans sa crèche.]

2. Dans chaque jour, tu fais que le plus grand persévère dans le plus petit. La goutte d’eau contient une étoile effondrée. Le grain de sable transporte un coup de foudre.

3. Dans chaque jour, la beauté se renouvelle. C’est la fleur entre les plaques de béton. C’est le nuage. C’est une braise posée sur un miroir. C’est l’agate. C’est l’oiseau mort entre les mains de l’oiseleur.

4. Dans chaque jour, la nuit persiste. J’ai vu derrière les phrases son cou mauve, sa mantille, ainsi que les bagues vulgaires qu’elle porte même au bain.

5. Dans chaque jour : l’Amplitude. Dans chaque jour : l’Univers. Dans chaque jour : Chaque Jour.

6. Le brin de paille, la cathédrale, le quignon de pain, l’étoile, l’aumône et la plaque de fer.

7. Merci pour le contraste, pour la contradiction, et l’infinie ressemblance,

8. L’infinie dépendance, l’infinie vassalité de ce qui est infiniment grand à ce qui est petit.

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Guillaume Sire
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2 Responses to L’oiseau mort entre les mains de l’oiseleur

  1. honestly08b261aafc's avatar honestly08b261aafc says:

    Bonjour M. Sire,

    Publiez-vous vos poèmes ? Chez quel éditeur SVP ?

    Cordialement,

    A. Solignac

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  2. honestly08b261aafc's avatar honestly08b261aafc says:

    Bonjour M. Sire,

    Publiez-vous vos poèmes ? Chez quel éditeur SVP ?

    Bien cordialement,

    A. Solignac

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