Léon Chestov — Athènes et Jérusalem (1938)

« Kant a demandé (à qui ?) : “la métaphysique est-elle possible ?” Et la réponse évidemment a été : “Non, elle est impossible.” Mais je le répète : à qui l’a-t-il demandé ? À qui a-t-il reconnu le droit de décider du possible et de l’impossible ? »

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Des miracles (notes)

“...certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. »” (Lc, 11:15)

Ils firent amener Pierre et Jean au milieu d’eux et les questionnèrent : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? »” (Ac, 4:7).

Quand Jésus fait un miracle, et après lui les apôtres, ceux qui n’ont pas la foi refusent de l’authentifier, pourquoi ? Parce que c’est impossible: rien ne peut avoir contrevenu à l’ordre naturel des choses, celui-là même qui est certifié/authentifié par la raison. Ou bien parce que cela vient du démon: seul le démon peut contrevenir à l’ordre des choses, attendu qu’il n’y a rien — rien— de plus grand que l’ordre naturel des choses, même pas dieu, et qu’il ne doit rien y avoir au-dessus de l’ordre naturel des choses, au-dessus de la nécessité, au-dessus de lἈνάγκη — Dieu lui-même ne peut s’élever au-dessus de ce qui est certifié/authentifié par la raison humaine, au point que tout ce qui a l’air de s’y hisser (les guérisons, la résurrection, l’incarnation, la transsubstantiation, mais aussi le périmètre d’un cercle de diamètre un) ne peut venir que du démon et n’être qu’un subterfuge, un mensonge: “vous serez comme des dieux”.

Aujourd’hui, rien n’a changé. Si on parle à quelqu’un de la présence réelle du Christ dans l’hostie, de l’apparition de la Vierge à la Salette ou d’une guérison miraculeuse, soit il nous répond que cela ne peut pas avoir eu lieu parce que c’est impossible, soit il nous répond que c’est grâce au yoga, au peyotl, à bouddha-vishnou ou, tout simplement, à un mécanisme cosmique (i.e. reproductible) que la raison n’a pas encore certifié, or c’est pour qu’elle le certifie que, justement, ce mécanisme existe : “c’était pour que les œuvres de [la Raison] se manifestent en lui”.

Remarquons enfin que lorsque les disciples de Jésus viennent le voir pour lui dire : “« Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. », Jésus leur répond :  Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous.” (Mc, 9:38-40). Tout de suite, donc, l’amour authentifie le miracle qui a été fait en son nom. Il ne veut ni l’empêcher ni le récuser.

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Aux princes de Moab (Nb, 22:18)

Non, dit Balaam, je ne viendrai pas, et si Balaq me donnait sa maison, son argent et son or, je ne viendrai pas, et si Balaq venait à moi je n’irai pas à lui, et si l’univers et le temps, et si les étincelles de l’univers et du temps jaillissaient soudain, et si la terre se déchirait sous mes pieds pour me forcer à me rendre chez Balaq, je n’irai pas, car on ne peut transgresser la parole du Seigneur en aucune chose, petite ou grande, et c’est d’elle en effet que provient la seule loi qui vaille, et cette loi est au-dessus des lois de Moab et de toute loi humaine, et des lois naturelles, au-dessus des pierres qui tombent quand la terre est déchirée, au-dessus des arbres qui prennent feu parce que les étincelles du temps ont jailli, elle les précède et les substantifie, les accomplit et les nourrit, elle peut les faire et les défaire, telle est la parole du Seigneur, et s’Il dit un seul mot, princes de Moab, vous serez guéris. Il peut faire parler mon ânesse, envoyer son ange sur ma route, me conduire ou non à votre roi, et je ne dirai du bien que ce dont il m’aura dit du bien, et rien de ce qui par lui a été béni ne pourra jamais être maudit. Rien ni personne, et s’Il dit un seul mot, princes de Moab, vous serez guéris.

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S’il ne doute pas dans son coeur

“Quiconque dira à cette montagne : “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, s’il ne doute pas dans son cœur, mais s’il croit que ce qu’il dit arrivera, cela lui sera accordé !” (Marc, 11:23)

La foi élève l’homme, le désir de l’homme, l’homme et sa volonté de puissance, l’homme et son désir d’être et d’y persévérer, l’homme et ses entrailles fumantes, l’homme et ses mains humides, ses viscères, ses yeux blancs — élève l’homme au-dessus des lois physiques et historiques, au-dessus de ce qui est accessible à sa raison, au-dessus de la nécessité et de la raison elle-même, au-dessus de l’Ἀνάγκη — élève l’homme et lui laisse ordonner les choses comme il veut, non plus du point de vue des choses elles-mêmes mais du point de vue de l’amour, non plus du point de vue de la création mais de celui du créateur. L’homme pourra déplacer les montagnes. Il pourra commander aux événements. Il pourra guérir les malades, ouvrir les yeux des aveugles et, même, ressusciter les morts, pourvu qu’il ne doute pas dans son coeur que Dieu est au-dessus de ces événements et de ces choses, et que Dieu, qui est amour, n’est qu’amour — pourvu que l’homme souhaite de tout son coeur appartenir à cet amour qui l’a appelé par son nom dès le commencement des âges.

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Vendredi saint

Ce matin le soleil a tissé sur la ville
Comme sur un métier son chapelet d’insignes,
Et sa mousse était prise à l’aile du moineau,
Aux cheminées des industries, au fer, au bois,
Aux petits points de feu dans la cendre et le lait.

Ce matin sur la ville un grand, un douloureux
Soleil a transpercé le bassin des quartiers,
Et dans le tribunal — et dans sa masse infâme —
A taillé une part du flan universel.
Le blanc d’œuf était stable… Étions-nous libérés?

Ce matin, j’ai goûté aux plaies de la lumière,
Et j’avais sur la lèvre un papillon de sang.
Je lisais le Journal. Le café et la crème
Risquaient de refroidir. J’ai fermé les rideaux
Et pour me rassurer prétendu qu’il pleuvait.

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Ne défais pas ma résistance

1. [À l’homme d’en-bas. À son cœur abandonné. Sur les cordes secrètes, dans l’harmonie de toute chose. Et surtout au dernier degré.]

2. Amour, ne défais pas ma résistance. Remplace mon bruit par ton silence. Ne m’écarte pas, ne me résous pas. Ne me transforme pas en impasse.

3. Aime-moi malgré tout. Aime ma chair sans force. Veux mes désirs y compris de négation. Pardonne-moi, toi qui as inventé le pardon. Trouve en moi le néant, et cure-le ; puis soulève, soulève-moi Seigneur, précipite mes instincts ! Vascularise la pierre-ponce de mon squelette. Remplis l’éponge de mes entrailles. Deviens en moi matière et vibration de la matière. Apprends-moi à me départir. Enseigne-moi la vie.

4. Mon âme est centripète. L’analogie en moi ne s’est pas encore éclaircie. Le fond n’a trouvé la forme qu’à moitié, et, fondu, est dilué. Tes anges m’ont évité, comme des abeilles quand le chardon est sans fleur. Qu’est-ce qui passe quand on aime, et qu’est-ce qu’on retient ? Seigneur, qu’est-ce que le Temps ? Pourquoi doit-on aimer ?

5. Reviens, renoue, concentre, exalte. Regarde moi à travers les épines. Raccommode en moi l’éthique. Ne compte pas mes fautes, je n’ai rien mérité. Je consentais dans l’ombre. J’appartenais à un ordinateur. Puisque tu es miséricorde et que tu as permis le mal, libère-moi sans me juger. Prends sur toi mes péchés.

6. La vraie mort, c’est ton absence. Où l’Amour n’est pas passé, rien n’est présent. Même Christ quand il est mort était sans toi. Où il y a le schéol (dans le taux d’intérêt, dans la puissance politique, dans les puces électroniques, dans les laboratoires, dans le divertissement, dans les supermarchés, dans la défiance, dans les rumeurs, dans l’autonomie, dans la force) il n’y a rien, car rien n’est où tu n’es pas, et il n’y a rien à écouter où la Parole n’a pas saigné.

7. La vraie fatigue est celle que causent les faux efforts, ceux qui ne sont pas dirigés vers les deux soeurs Beauté et Vérité. Tes deux panthères… Les plaintes épuisent, la louange régénère. Je le sais, et pourtant je me plains, et je chante en le faisant. Je me regarde pleurer dans le miroir. Je me plains parce que je veux être libre. Et souvent je compte. Je compte malgré moi. Mon reflet m’a fait crédit. J’ai le dos brisé à force d’être à moi. Et puis, hein… “Je suis le sucre de la terre !”

8. À force de pleurer, je deviens autre chose. Les moelles transmutent. Les fonctions du pollen remplacent dans mes veines celles du sang. Je suis un très ancien livre, disponible, abandonné comme un livre. On m’a tant piétiné !

9. Arrière, désirs ! L’Amour a fixé mes erreurs. Dieu a plongé en moi ses racines de feu, tandis que la Vierge ouvrait devant la tombe de mes parents sa pelisse de neige.

10. Dieu m’a reconnu. Il m’a donné un nom. Je l’ai appelé “Père”. Il m’écoute. Il sait. Il n’était pas obligé d’aimer.

11. Les sirènes s’en vont dans le désert. Elles sont à la peine. Elles rampent. Les grains de sable s’insèrent dans leurs écailles. Elles grattent. Elles s’éloignent. Elles s’assèchent. Leur peau se décompose. Leurs yeux se remplissent de pus. Poussière, poussière…

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Le pêcheur n’est pas un poisson

Il y a entre un professeur de lettres et moi la même distance ontologique que celle qui sépare le pêcheur du poisson.

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Les fake-news sont rationalistes

Le rationalisme prétend que tout ce qui n’est pas rationnel est faux. Ce faisant, il se réclame à la fois de la déclaration de Kant qui dit que notre raison aspire avidement aux jugements généraux et nécessaires, ou bien de cette déclaration de Leibniz que les vérités ne contraignent pas seulement, mais persuadent, et, surtout, de cette célèbre formule hégélienne : “tout ce qui est réel est rationnel”.

Les mathématiciens savent pourtant qu’il existe des nombres irrationnels. Jamais la raison humaine ne sera capable de connaître la mesure exacte de la diagonale d’un carré ou du périmètre d’un cercle, et pourtant la diagonale du carré et le périmètre du cercle existent : Pi et Racine-de-Deux sont réels mais irrationnels.

Si donc le rationalisme consiste à prétendre que tout ce qui n’est pas rationnel est irréel, alors le rationalisme est irréaliste dès lors que la mesure exacte de la diagonale du carré est Racine-de-Deux et que celle du périmètre du cercle Pi.

Les « fake news » sont au service de l’idéologie rationaliste : elles permettent de montrer du doigt les raisonnements faux et irrationnels, afin de mieux prétendre que tout ce qui est réel est rationnel. Ainsi, on exclut une bonne partie de la métaphysique du champ de la réalité, mais on exclut aussi la diagonale du carré et le périmètre du cercle ; cela sous prétexte que certains croient que la Terre a la forme d’une crêpe.

Les fake-news servent le projet du rationalisme : elles sont « rationalistes ».

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Patrice de La Tour Du Pin — La Quête de Joie (1939)

Il faut aller si peu, mais si peu, au delà…

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Sonnet bernanosien

à Sébastien Lapaque

“La plus grande insulte me vient des catholiques,
Dit Dieu, quand, à genoux, ils marmonnent, ressassent,
Et voudraient que mon fils pour leurs péchés trépasse
Une nouvelle fois. Quels cons les catholiques !

Je leur ai tout donné : l’aube et la dalmatique
Des prêtres, les martyrs et leurs actions de grâce,
Des saints innombrables, Jérusalem, Damas
Et la Vierge Marie au chapelet viatique…

Et pas assez pourtant ! Le pauvre a encore honte,
L’usure est acceptable, et s’en tire à bon compte
Le bourgeois hypocrite, économe et débile.

Il n’y avait plus qu’à vouloir communier
En mémoire de moi. Préférant être habiles,
Ils m’auront invoqué pour mieux m’avoir nié.”

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Léon Chestov — Pouvoir des clés (1919)

Si les horreurs de ces dernières années firent tomber notre présomptueuse assurance, les malheurs et les souffrances qui se sont effondrés sur nos têtes auront été de quelque utilité. Mais il est peu probable que cela se passe ainsi. Il faut croire que les hommes, ces perpétuels Sisyphes, se remettront de nouveau, dans cinq ans, dans dix, dans vingt ans, à rouler patiemment l’immense rocher de l’histoire, et s’efforceront, tout comme naguère, de le hisser dans les tourments au sommet de la montagne jusqu’à la prochaine catastrophe, jusqu’à ce que se répètent encore tous les malheurs dont nous fûmes les témoins. La philosophie de l’histoire ne ressemble pas du tout à la description que nous en faisait Hegel avec une assurance si enviable et une si lourde insouciance. L’humanité vit non pas dans la lumière, mais au sein des ténèbres, plongée dans une nuit continuelle. Non ! dans mille et une nuits ! Et l’histoire “n’amènera jamais l’homme” à la lumière.

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“Artiste” dans la Bible

Le mot “artiste” n’est cité que 12 fois dans la Bible.

9 fois dans l’Exode. Toujours pour désigner des tisserands-brodeurs. Par exemple : “tu y broderas des kéroubim : ce sera une œuvre d’artiste.” (Ex 26:01)

1 fois dans le livre de la Sagesse (Sg 14:18) pour désigner un fabricant d’image, qui représenta le roi plus beau que nature, au point de faire du roi en question un objet d’adoration.

2 fois dans Ben Sira, la première fois comme l’auteur d’un “ouvrage” (Si 9:17) la deuxième comme tisserand-brodeur (45:11)

Le mot “artiste” n’est jamais cité dans le Nouveau Testament.

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Exode 16:31

La maison d’Israël donna à ce pain le nom de « manne ». C’était comme de la graine de coriandre, de couleur blanche, au goût de beignet au miel.

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Marc-Edouard Nabe — Les porcs 1 (2017)

« Jean Baudrillard était mort. Qu’est-ce que j’en avais à foutre ? »

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Notes à propos de Joseph

L’Ancien Testament raconte une histoire qui va depuis Adam jusqu’à Joseph. Depuis celui qui a tourné le dos à Dieu et qu’Il a renvoyé jusqu’à celui qui a choisi Marie et qui ne l’a pas renvoyée.

La Genèse, d’ailleurs, se finit par l’histoire d’un certain Joseph, le fils de Rachel, celle que Jacob aimait, “celui qui interprétait les songes”. Le père nourricier de Jésus, lui aussi, interprètera les songes. Et sa gloire ne sera pas fondée sur son sang, qui est le sang de David, mais sur sa foi, qui le fait participer à la seule vraie gloire du seul vrai roi. Sa foi qui le fait consentir au seul vrai mystère, et veiller sur lui. Sa foi qui lui fait recevoir Jésus dans ses mains le soir de Noël, sous le regard infini et doux de Marie.

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Jacob et les pèlerins d’Emmaüs

L’homme dit : « Lâche-moi, car l’aurore s’est levée.» Jacob répondit : « Je ne te lâcherai que si tu me bénis. » (Gn 32:27).

// Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. (Luc 24:29)

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Genèse 21:6

“Dieu m’a donné l’occasion de rire.”

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Du boisseau au brasier

Du boisseau de ma civilité faire un brasier de charité.

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D’aimer ses ennemis

[Aux klaxons du cinéma en plein air. Aux crieurs : leurs poings… Aux mâles rugissants…]

Donne à mes yeux ce qu’à mes ennemis il manquera pour pleurer. Donne-moi, Seigneur, de les avoir rassurés.

                  À ce garçon grassouillet et violent qui ce jour souhaitait m’humilier, sur le parking — dans la misère, un samedi, de ce parking, hein, sous la dent infernale d’un “grand magasin”… — donne la joie d’être sauvé.

Donne à mon regard une douceur d’autant plus dure au mal qu’en moi elle y aura été substituée.

                  À ce garçon, aux ténèbres de sa solitude — sa solitude spirituelle, cette gélatine sous ses lunettes de soleil, ah et devant ses mains, partout où il creuse : cette texture de lézard… — donne le quinquet de l’altérité.

Choisis-moi pour témoin : apprends-moi à parler.

Je lui donnerai mes phrases pour amies. Je lancerai vers lui — vers son labyrinthe, à ses fausses idoles — les lignes de mes psaumes.

Donne à mon sang la couleur du tien. Configure-lui Tes plaies.

Je gravirai pour lui Sinaï et Golgotha. Je cracherai comme une chouette : des poils, des os, des échardes inouïes…

À ce garçon fais voir à travers mon pardon la certitude de Ta paix.

Suspends-le au croc de l’aurore. Allume dans sa soif la lampe d’une oasis.

Donne-moi les vertus de Ton fils lorsque, devant Pilate, plutôt que de se justifier…

                  Dans ce garçon qui n’était peut-être pas si violent après tout et qui n’était pas si grassouillet, donne-moi de contempler l’ampleur de ce à quoi j’aurai manqué.

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Le sac et la cendre

[Aux instruments des pauvres qui dans l’apocalypse seront les derniers à jouer. Aux contrebassines, aux planches, aux kazoos et aux jugs, aux banjos, aux dés, aux cuillers, pourquoi pas les waterphones…]

Ôter de soi les falbalas, la gloriole des adjectifs.

Épouiller le manteau de nos comparaisons : dans l’Être, point de niveau (point d’évaluation).

Gratter la peau: rendre les nerfs au sang, à l’âme, à l’anagogie des tuyaux.

Au cerveau (qui sinon succomberait au quadragésime) donner un consistoire de mors et de lentilles.

À la mémoire: un caveçon !

Enfiler pour de bon la tresse de sisal : fourrer son destin dans un sac.

Pour de bon s’ébrouer dans le fraisil et les lapilli : pisser du feu cosmique.

Espérer le pardon comme un chien le rata… Sauver Ninive une deuxième fois.

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