Les pèlerins d’Emmaüs

Je vais parfois au musée Jacquemart-André scruter Les pèlerins d’Emmaüs. La toile émet  un vert fluorescent et une ombre d’où la clarté écume. C’est du jaune et c’est de l’orangé, c’est du bleu, du rouge, de l’indigo, c’est du silence. Dans l’ombre, le Christ perd sa matérialité pour gagner en divinité. Impossible de dire si son profil a découpé la lumière ou si la lumière l’a révélé.
Faut-il qu’il y ait l’ombre pour qu’il y ait la clarté ? Laquelle provient, laquelle advient ?

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Guillaume Sire
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