Augustin répond à Heidegger

Saint Augustin — Les Confessions — Livre 7, chapitre XI : “Je regardai alors toutes les choses qui sont au-dessous de vous et je vis que ni elles ne sont absolument, ni elles ne sont pas absolument. Elles sont, venant de vous ; elles ne sont pas, n’étant pas ce que vous êtes. Car cela est vraiment, qui demeure immuablement.”

En prière, en méditation et rapidement (la raison du coeur est soudaine), sans ambigüité, dans une langue efficace et universelle, dénuée de chichis, Augustin d’Hippone élucide la question qu’Heidegger formulera quinze siècles plus tard.

Qu’avions-nous perdu entre l’un et l’autre ? A quelle pierre nous étions-nous enchaînés, pensant gagner en liberté ? Etait-ce la faute de Descartes ? Celle de Rousseau ? Nietzsche, “cette salope” ? Etait-ce la faute du temps lui-même si l’être était dilué dans un océan de symboles, la verticalité dans l’horizontalité ? Pourquoi le progrès de l’étant s’est-il fait au dépend de l’être ? Est-ce irrémédiable ? Etait-ce nécessaire ? A la fin, qu’est-ce qui est nécessaire et qu’est-ce qui est nécessairement ?

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