On l’aura tant brisée

C’était à l’âme un lieu de rassemblement,
Moins qu’un rempart au coeur, une résistance qui cédait et cédait encore
— On l’aura tant brisée ;
C’était dans un instant les griffes de l’espace,
C’était la nuit les réverbères, étoiles empaquetées,
C’était l’odeur du pain,
La chaleur sous la terre d’où monte la rosée,
C’était le feu l’hiver,
Tout ce qui n’a pas lieu, tout ce qui est léger,
C’était les dents d’Orphée dans le bois du violon,
Et l’aube, et l’arme,
Et la vigie sans grâce
Et l’encre encore en sang quand le livre est posé,
C’était l’été dernier qui n’est déjà plus rien,
Je ne suis pas certain d’y avoir même été,
C’était cela je crois, tu vois c’était beaucoup,
La vie,
Quand tu vivais.

About Guillaume Sire

Guillaume Sire
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