La littérature de “la Terre”

Pierre Michon, Richard Millet, Marie-Hélène Lafon, Pierre Jourde… sont des écrivains assez géniaux dans leur genre, disons des écrivains plutôt majeurs, ou bien disons qu’ils ont parfois mérité d’avoir été parfois appelés comme ça, mais ce sont des branleurs de mottes de terre, qui ont fait leur beurre sur de supposées racines supposément dévoyées, mises à l’air par le vingtième siècle, écorchées. Ils ont titillé chez le lecteur ce qui a supposément été perdu par le père du lecteur, le petit vin blanc, le bar, la moustache, le pif bourguignon, les arbres coupés — qui peut-être n’étaient déjà plus que des simulacres et des fantômes produits par leur mémoire… Ils ont maintenu entre eux et Barrès une ligne de crête esthétique, déplorable, jamais politique, tellement politique… Il fallait pour titiller être de gauche, Millet et Jourde ont payé l’addition… Nous voici à des phrases parfaites, disant un monde de culs terreux tués par des phrases… Dépouillés par le remembrement… Remembrés par la littérature ? Non, exploités… Crucifiés pour des prix littéraires…

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Guillaume Sire
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