Premières pages des Travailleurs de la mer : “voyez par le-dedans ce à quoi je vais donner vie, sens, souffle. Tirez à vous ma nappe, roulez vous dans les mots, soyez partout où j’ai été, dans ces îles, soufflez. Devenez à votre tour incontournables et mélangés comme ces îles, ces roches, ces habitants, leurs messes, leurs falbalas rituels.” Jamais on a si exhaustivement planté le décor, au point qu’il pousse. Le lecteur sent le varech et les orties célestes, et d’autres grattoirs roses et aqueux, prendre ses doigts aux pages. L’île vient à lui, et quand le roman commence enfin c’est moins sous un rideau ou un volet, que dans l’ombre noire, salée.
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