Le plâtre s’ouvrait sous mes mains

Je me suis approchée de la croix avec mes mains vides. J’ai serré les clous, je les ai serrés près de mes yeux, je cherchais dans le grand visage du Christ une ombre. Des hirondelles avaient tressé des tiares de boue autour de leurs oeufs. Le plâtre humide et puant s’ouvrait sous mes mains. J’étais tout à fait seule, seule dans le jardin de ma fantaisie… et je priais.

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Guillaume Sire
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