Pourquoi marchons-nous, la tête baissée vers nos téléphones? Pourquoi parlons-nous autant? Quels sont ces efforts auxquels nous consentons aussitôt qu’il s’agit de nous divertir? À quoi manquons nous? À qui! Tant de force gâchée, dépensée pour ne pas louer Dieu qui est partout, toujours! Partout dans sa bonté, là, sous nos pieds, dans nos mains, sous nos yeux aveugles… Dieu qui nous attend! Nous détournons la tête, sans cesse rappelés à de fausses promesses, et sans cesse aspirés par l’illusion d’un effort vain, d’une récréation permanente, à d’illusoires occupations. Dieu n’est pas une idée. C’est quelqu’un. Quelqu’un! Il est là, dans nos cœurs, crucifié, pourtant nous ne le voyons pas. Incapables volontaires. Volontairement détachés! “Veux-tu être guéri?” (Jn, 5:6) Pourquoi écrivons-nous? Quel regret remuons nous sur la page, dans quelles plaies, dans quelle absence par nous souhaitée? Tout nous manque, et, orgueilleux, nous avons la prétention de tout réinventer! Réécrire ce qui le fut déjà, et qui déjà suffit! Pourquoi regardons-nous les dessins dans le sable tandis que Jésus se tient devant nous, et qu’il dessine? Pourquoi voulons-nous déchiffrer ces fameux signes quand il suffirait de prendre dans nos bras Celui qui les a tracés? Nous sommes le sable mêlé aux larmes de la femme adultère. Nous effaçons ce que nous prétendons juger. À quoi bon écrire, et à quoi bon parler quand il suffirait de nous taire, de relever la tête et d’écouter? Nous battre, débattre et nous enfuir… quand il suffirait d’aimer! “Rends-moi la joie d’être sauvé…” (Ps, 50:14)
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