Il y a toujours eu cette volonté en moi qui n’était pas la mienne et qui me commandait d’écrire, alors même que je ne suis pas et que je ne serai jamais “gendelettre” — malgré tous les efforts consentis pour le faire croire, et pour le croire moi-même. Toujours cette volonté, ce besoin rilkien… Est-ce que Dieu me parlait? Bien sûr que non, mais cette volonté est ce qu’il convient d’adresser à Dieu en premier. C’est par là, sinon, qu’on est perdu : par cela-même qui, de soi, n’est pas à soi, et que pour cette raison un autre — diable tout court ou diable d’homme — aura tôt fait de s’approprier. J’écris pour planter le drapeau de Jésus sur le satellite mort de mon être.
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