En neurophysiologie, on appelle les traces laissées dans le cerveau par les intuitions : “engrammes”. Ces traces existent. Je veux dire qu’elles existent réellement. On ne peut pas les déchiffrer, mais il est possible de les observer grâce à des appareils.
L’écriture est un de ces appareils. Ecrire permet de localiser l’expérience métaphysique sans la brusquer, et de lui présenter, comme à une source de lumière, un négatif.
L’écriture est un IRM — topographie des intuitions. J’ai pensé, j’ai formulé et j’ai enregistré. Une fois l’intuition objectivée, il a suffi de développer le négatif. C’est affaire de technique : un coup de main à prendre. La qualité d’un poème dépend moins du procédé de révélation qu’elle ne dépend de ce qui a précédé la chambre noire : volonté, vitesse, intensité, obturation, sensibilité.
Seule l’intuition compte, le reste est un résultat.
L’existence est une représentation de ce qui existait déjà.
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